SALAIRES 2026 des PERSONNELS TECHNIQUES B et A, et CONTRACTUELS :

Quelques augmentations sauvegardées de justesse

 


Le 30 septembre 2026, la DRH nous a présenté des projections de revalorisations des primes pour les TSM et ITM, ainsi que des mesures pour les personnels contractuels.
Ces hypothèses menaient in fine à des baisses de salaire sur l'année 2026, alors que l'inflation est en hausse de 3,8 % sur un an selon l'INSEE.
Autant dire qu'il aurait fallu accepter l'inacceptable.

Du côté de la CFDT-Météo, nous avons vivement réagi auprès de la direction générale, en soulignant le caractère inflammable de la situation, dans un contexte compliqué (aussi bien en interne avec le conflit dit "ATSEP", et externe avec plus généralement la crise des carburants).

Nous avons fait une déclaration au Conseil d'Administration de l'Etablissement ce 9 octobre. Ici en lien.

La bonne nouvelle est arrivée ce mercredi 7 octobre : les niveaux de CIA pour les TSM et ITM resteront sur les niveaux 2025 et donc les primes d'objectifs pour les personnels aussi. La direction a insisté et obtenu de la tutelle budgétaire de Météo-France la reconduction de ces niveaux, sinon les pertes pour certains agents s'échelonnaient de 10 € à 670 €, ce que nous pointons dans le courrier récapitulatif adressé à la présidente directrice générale, ici en lien.

Au bilan et donc sont attendus sur les payes de décembre :

Il n'y a rien de fabuleux, les TSM gagneront environ 200 €, 300 pour les CT11 souvent bloqués à cet échelon, les ITM environ 650 €. Une mesure logiquement très couteuse est celle qui concerne le booster de promotions et les quelque 80 TSM devenant ITM par année, l'administration indique un coût de 578 000 €.
La mise en place du nouveau régime de primes, le "RIPEC" qui concerne les 17 chargés et directeurs de recherche  de l'Etablissement (CR/DR) coûtera 100 000 €, cela représente un augmentation substantielle pour ceux qui seront les plus concernés mais qui n'est qu'un rattrapage attendu de longue date. En CSA-EP, la CFDT-Météo a voté en faveur du texte qui encadre ces nouvelles primes : des retours d'expérience seront opérés chaque année.
Pour les personnels contractuels (sous plafond), nous avons évité des pertes de salaire par rapport à l'an dernier.
Par ailleurs, pour un peu plus de cent agents, les revoyures triennales représentent en moyenne environ 3 000 € en moyenne par agent sous contrat, peut-être déjà actés dans les contrats et mis en paye. Les contractuels hors plafonds restent figés dans leur grille.

Le cas particulier des agents sous contrat :

Au delà du sujet des CD-isations, la CFDT-Météo estime qu'il y a un "impensé" en terme de projections de revalorisation car les révisions triennales correspondent grosso modo à l'expérience acquise, soit l'équivalent des progressions d'échelons chez les fonctionnaires (" l'indiciaire "), mais quid d'un équivalent pour les progressions de primes ? Nous avons saisi la DRH afin de pouvoir évoquer le sujet en groupe de travail avec toutes les organisations syndicales.